Fixation de la date du référendum constitutionnel en Guinée : Abdoulaye KOUROUMA dénonce l’incapacité du gouvernement à respecter les engagements du Général
Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 3 avril 2025 par le trio politique composé des partis NG, RPR et RRD, l’honorable Abdoulaye KOUROUMA s’est exprimé sur la date annoncée pour la tenue du référendum constitutionnel en République de Guinée.
Selon le leader du parti RRD, bien que le décret soit l’une des prérogatives du président, un dialogue préalable aurait été préférable pour toutes les questions liées aux élections. « Le décret est un pouvoir discrétionnaire du chef de l’État. Mais pour tout ce qui concerne les élections et les grandes décisions nationales, un consensus est nécessaire. Pour moi, un dialogue serait une étape essentielle avant de prendre un décret ou toute autre décision. Je suis pour le dialogue avant toute chose », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de cette concertation.
Il a ensuite détaillé les enjeux d’un tel dialogue : « Il faut s’entendre sur le calendrier électoral, déterminer qui sera chargé du recensement, qui organisera les élections, comment les kits électoraux ont été achetés, et quel a été le budget alloué. Est-ce un don ou provient-il du budget national ? Il est essentiel que l’État communique de manière transparente et fasse preuve de sérieux en informant les citoyens », a-t-il déclaré.
Concluant son allocution, le leader du RRD a vivement critiqué l’incapacité du gouvernement à mener à bien les engagements du Général Mamadi Doumbouya. « C’est la troisième ou quatrième fois que la présidence se prononce sur la période des élections. Nous avons un gouvernement incompétent, incapable de tenir la promesse du président de la République. Il faut le dire. Cependant, dans un cadre de dialogue, un groupe technique pourrait être mis en place pour accompagner et soutenir le gouvernement. Cette situation reflète clairement l’incapacité de l’exécutif. Il est impératif d’associer les acteurs sociopolitiques et d’instaurer un dialogue. Le gouvernement, à lui seul, n’est pas en mesure d’assurer le respect des engagements du président. Le salut du peuple passe par le dialogue », a-t-il conclu.
Doussouba Nènè Konaté pour Lunique360.com