Enlèvement de Habib Marouane Camara : Cellou Dalein Diallo appelle à la justice un an après la disparition
Cela fait exactement un an que le journaliste guinéen Habib Marouane Camara a été enlevé à Conakry par des hommes en uniforme. À l’occasion de ce triste anniversaire, Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition et ancien Premier ministre, s’est exprimé pour dénoncer cette disparition et appeler à la lumière sur cette affaire.
Le 3 décembre 2024, Habib Marouane Camara disparaissait mystérieusement. Depuis cette date, aucune information n’a été communiquée concernant son sort. La famille, les collègues de presse et la société civile vivent depuis un an dans l’angoisse, dans l’attente de nouvelles.
Selon Cellou Dalein Diallo, « les autorités administratives et judiciaires n’ont fourni aucun effort pour identifier les auteurs de cet enlèvement ou le lieu de détention de la victime ».
Habib Marouane Camara n’est pas le premier journaliste victime de disparition forcée sous le régime du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD). Avant lui, Foniké Menguè et Billo Bah ont été enlevés en juillet 2023, et Saadou Nimaga a disparu en octobre 2024. À ce jour, aucun des quatre n’a été retrouvé. « Cette pratique est utilisée par la junte pour faire taire les voix dissidentes et entretenir un climat de peur indispensable à la confiscation du pouvoir politique », a déclaré Cellou Dalein Diallo.
À l’occasion de ce premier anniversaire, l’opposant a exprimé sa solidarité totale avec la famille de Habib Marouane Camara, ses collègues journalistes et l’ensemble du peuple guinéen.
« J’exige, avec eux, que la lumière soit faite et les responsabilités situées pour que justice soit rendue », a-t-il insisté, appelant les autorités à agir rapidement pour résoudre ce dossier.
C-dessous l’intégralité de sa déclaration
Il y a un an, le 3 décembre 2024, Habib Marouane Camara était enlevé à Conakry par des hommes en uniforme. Depuis cette nuit tragique, aucune nouvelle du célèbre journaliste. Un an de silence. Un an d’angoisse pour sa famille et ses proches.
Les autorités administratives et judiciaires n’ont fourni aucun effort pour identifier les auteurs de cet enlèvement ou le lieu de détention de la victime.
Habib Marouane Camara n’est pas le premier, sous le CNRD, à être victime de cette pratique de disparition forcée. Avant lui, il y a eu Foniké Menguè et Billo Bah en juillet 2023, et après lui Saadou Nimaga, disparu en octobre 2024. On est toujours sans nouvelles des quatre. C’est une pratique dont la junte se sert pour faire taire définitivement les voix dissonantes et pour entretenir le climat de terreur indispensable à la confiscation du pouvoir politique.
En ce triste premier anniversaire de l’enlèvement de Marouane, je tiens à exprimer ma solidarité totale avec sa famille, ses collègues de la presse et l’ensemble du peuple de Guinée.
J’exige, avec eux, que la lumière soit faite et les responsabilités situées pour que justice soit rendue.
Cellou Dalein Diallo