Beyla : Plus d’un an sans bureaux pour le préfet et les cadres administratifs
Dans la préfecture de Beyla, les travailleurs de l’administration sont privés de bureaux depuis plus d’un an. Les travaux de rénovation et d’extension du bloc administratif, lancés l’année dernière pour une durée initiale de six mois, avancent toujours à un rythme irrégulier. Cette situation complique la gestion des affaires administratives et pénalise les cadres, obligés d’improviser pour accomplir leurs tâches quotidiennes. Le préfet, pour sa part, gère les affaires courantes depuis sa résidence.

Djibril Bah, responsable du chantier, explique que ces retards sont dus à plusieurs facteurs, notamment les délais dans le paiement des factures. « Il y a eu beaucoup de retard, aussi bien de notre côté que de celui du client, en raison des paiements tardifs. Cela a engendré des pénalités importantes. Ce n’est que dans la deuxième semaine de décembre que notre deuxième facture a été payée, ce qui nous a permis de reprendre les travaux après le 6 janvier. Nous relançons actuellement plusieurs activités interrompues à cause de ce blocage », a-t-il déclaré.
Interrogé sur la date prévue de la fin des travaux, Djibril Bah se veut rassurant : « Si rien ne change, le bloc administratif sera fonctionnel dans trois mois. Nous avons déjà accompli plus de 75 % des travaux, et les parties les plus complexes sont terminées. »

Selon lui, le projet comprend notamment la construction d’un parking, d’une clôture, d’un forage, ainsi que le réaménagement de certains bureaux. « Nous sommes passés de 18 à 26 bureaux, et le forage est presque achevé. Si tout se passe bien, nous livrerons les travaux dans un délai maximum de trois mois », a-t-il promis.

Outre les travaux du bloc administratif, la résidence du préfet fait également l’objet de rénovations depuis plusieurs années. Toutefois, ce chantier est à l’arrêt, laissant le préfet impuissant face à cette situation.
La reprise effective et l’achèvement de ces infrastructures sont attendues avec impatience, non seulement par les cadres administratifs, mais aussi par la population de Beyla, qui aspire à un fonctionnement normal de l’administration locale.
Amara Bolokada Condé pour Lunique360.com