Rythmes, musiques et danses au Manden (Sayon MARA)

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L’histoire des rythmes et des musiques est inséparable des récits qui entourent les noms de famille au Manden.

Dans la société traditionnelle du Manden, tout se fait en fonction de la classe sociale ou du groupe auquel appartient une personne. La répartition des tâches lors de ‘’Manden sii

kan’’ ou l’Assemblée du Manden ou encore la Charte de Kouroukan Fouga, fait que les griots ont dédié, à chaque corporation, une dithyrambe ou le foli ou fassa, et ce, afin d’encourager chacun à trouver de la fierté à se réclamer de son groupe social.

Chacune de ces chansons épiques a un rythme spécial et unique, avec des pas de danse qui lui sont exclusivement dédiés. Les rythmes et les instruments musicaux sont aussi spécifiques. Certes, les messages peuvent parfois changer d’un djéli à un autre, d’une circonstance à une autre.

Cependant, l’instrumental ou la cadence musicale reste souvent inchangée. On peut ainsi comprendre que chaque morceau se distingue facilement des autres.

 » Sôkô  » ou ‘’la danse des bilakoro, les non-ciconcis’’

À la différence du Soli, ou danse des futurs circoncis, le Sôkô, un rythme qui nous vient de la région de Faranah, est une danse profane qui était généralement organisée, pour les incirconcis ou bilakoro dans les pays Manden.

En effet, lorsque que les anciens du village décident de la date de la circoncision, ils informent notamment les villages voisins de cet événement. Les enfants (les futurs circoncis) sont alors envoyés dans chaque village pour porter l’information. Lorsqu’ils arrivent dans une localité, on leur joue le Sôkô et souvent les jeunes garçons sont invités à y passer la nuit. Ainsi, à leur retour dans leur village, le Soli leur est joué.

 » Moribayassa  » ou‘’la danse de la reconnaissance’’

Cette danse au rythme très spécial, est organisée par des personnes qui, dans une situation de malheur, de détresse ou dans une épreuve difficile, font la promesse de danser le Moribayassa si leurs vœux étaient exaucés. Une personne qui tombe gravement malade, ou une femme qui passe plusieurs années dans son foyer sans concevoir, peut faire ce vœu : « Si je recouvre la santé ou si Dieu me donne un enfant, je promets de me soumettre à la danse du

moribayassa. » Ce vœu est tellement important dans la communauté maninka, qu’une personne ne peut le faire qu’une seule fois dans sa vie.

En effet, quand son vœu est exaucé, la personne s’accoutre de vieux habits, s’exhibe à travers la cité, chantant et dansant. Elle fait trois ou sept fois le tour du hameau ou du village qu’elle habite. Les femmes et les enfants du village ou du hameau la suivent en chantant avec elle et en lui jetant des ordures. Après la danse, la personne enterre ses vieux vêtements sous un arbre, souvent un manguier et peut se permettre alors une baignade.

 » Dja don  » ou ‘’la danse de la séduction’’

Danse folklorique de séduction animée généralement par les jeunes filles et les jeunes mariées dans les villages, dja don ou ‘’la danse de la séduction’’ se fait au clair de lune.

Au cours de cette danse, les jeunes filles et les jeunes mariées mettent les foulards autour du cou de l’élu de leur cœur pour lui exprimer leur amour. Cette danse se pratique

avec ou sans son de tam-tam.

 » Manden Si ou les noms de famille du Manden

et autres traditions des mandenkas »

Sayon MARA, Juriste

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L'exclusion de l'UFDG: CERAG-UFDG inquiet, lance un appel pressant au parti (déclaration) Après L'exclusion de Joachim Baba MILLIMOUNO, le cercle d'ami de Gaoual CERAG-UFDG à travers une déclaration lu par son prèsident, a denoncé pour la gestion qui mene aux crises rejetée au sein du parti. Réuni à la maison de la presse, ce lundi 14 avril 2025, le CERAG-UFDG a invité les militants et sympathisants du parti aux respect des texte qui resident le parti et recommandé le renouvellement des instances dans le but de le pereniser. Ci dessous l'intégration de la déclaration: “Mesdames, Messieurs Aujourd'hui, I 'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) traverse une période critique, marquée par des crises internes, des décisions judiciaires complexes et des pressions institutionnelles. Ces défis doivent être perçus comme une opportunité de réflexion et de transformation et non comme une raison de découragement, encore moins de divisions. C'est pour cette raison que nous avons tenu à vous inviter pour lancer un appel à sauver l'UFDG et empêcher sa suspension ou sa dissolution. 1. Le CERAG-UFDG, mouvement réformateur comme solution Le Cercle des Amis de Gaoual (CERAG-UFDG) se positionne comme une force de proposition et de réforme au sein de notre parti. Ce mouvement, né de la volonté de dépasser les blocages structurels et les divisions internes, incarne une vision novatrice pour l'UFDG, Le CERAG-UFDG appelle à une refonte des textes statutaires, à un renouvellement des instances dirigeantes et à une dépersonnalisation du leadership. Ces réformes sont essentielles pour adapter le parti aux réalités politiques actuelles et répondre aux attentes d'une jeunesse avide de renouveau. Le CERAG-UFDG n'est pas une opposition interne, mais une solution pour redynamiser l'UFDG et lui permettre de retrouver sa place centrale dans le paysage politique guinéen. 2. L'UFDG des militants au-delà des radicaux, des exclusions et du clanisme L'UFDG ne peut se réduire à des luttes de clans ou à des exclusions arbitraires. Notre parti est avant tout celui des militants, des citoyens qui croient en une Guinée démocratique, juste et prospère, Nous dénonçons avec véhémence la dictature de la pensée unique qui étouffe les débats internes et fragilise notre cohésion. Les récents événements, notamment la révocation de leur fonction des cadres du parti dont la plupart sont du Conseil politique montrent, non seulement la panique mais aussi la pratique dictatoriale qui règnent au sommet de l'UFDG. Nous convient tous ces cadres à se donner la main ben nous rejoignant pour achever l'œuvre de réforme. Les décisions d'exclusion, de retrait de titre ou de fonction ont, vous les savez tous, motivées par un mémorandum jugé subversif par certains radicaux. Cet jugement de valeur traduit une intolérance inquiétante envers la diversité des opinions. Nous exprimons notre soutien indéfectible à Monsieur Joachim Baba MILLIMOUNO et à Monsieur Samuel Kourouma. L'engagement, la compétence et le dévouement des cadres exclus ou démis ne doivent pas être éclipsés par des comportements anti-démocratique de nostalgiques d'un pouvoir inique qu'ils ont toujours servi. Nous saluons également le courage, la clairvoyance et la sincérité des secrétaires fédéraux signataires du mémorandum adressé au président du parti. Leur démarche reflète le souci de vérité et de réforme de l'UFDG. Cependant, nous fustigeons avec fermeté la fuite de ce document, qui était censé rester confidentiel, et dénonçons les manœuvres dilatoires et honteuses orchestrées par la direction du parti. Ces manipulations, visant à faire plier certains secrétaires fédéraux et à solliciter des déclarations de fidélité pour masquer une réalité évidente, ne font qu'aggraver les tensions internes. 3. Appel pour un sursaut salvateur Face à ces défis, nous lançons un appel solennel à tous les militants, cadres et sympathisants de L'UFDG: un sursaut salvateur est nécessaire. Nous devons nous rassembler autour d'une vision commune, mettre de côté nos différends et travailler ensemble pour renforcer notre parti Le moratoire de 45 jours donné par le MATD et la décision du tribunal de Dixinn ne doivent pas être des obstacles insurmontables. Au contraire, ils doivent nous pousser à agir avec responsabilité et détermination. L'UFDG a toujours été une force de résistance et de proposition. Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons prouver notre capacité à évoluer, à nous adapter et à surmonter les crises, Conclusion L'UFDG est à la croisée des chemins. Ce moment charnière exige de nous courage, lucidité et unité. Le CERAG-UFDG, en tant que mouvement réformateur, offre une voie vers le renouveau. Ensemble, dépassons les divisions et les exclusions pour bâtir un parti fort, inclusif et tourné vers l'avenir. Nous réaffirmons notre soutien à tous ceux qui, comme Honorable Cellou BALDÉ, Maladho DIALLO Joachim Baba MILLIMOUNO, Samuel Kourouma et les secrétaires fédéraux signataires du mémorandum sont victimes du clanisme au sommet de l'UFDG. D'émettre de leur fonction des cadres pour leur choix, quand on ose affirmer soi-même être pour la liberté de choix n'est qu'une preuve de duperie que nous dénonçons avec véhémence. Nous invitons tous les cadres et, ils sont nombreux à franchir le pas. Nous, l'avons fait dès la première heure, les cadres cités n'ont pas plus hésité à leur faire malgré les menaces, les diffamations. Nous disons aux militants que le communisme est mort et qu'il ne renaîtra pas à l'UFDG. La féodalisme installée au sein de l'UFDG à travers le muselage des cadres et le lavage des cerveaux des militants ne saurait prospère désormais. Démocratique s'appelle l'UFDG, démocratique sera et restera le Parti. Nous y veillerons car tel est le but et la finalité de notre combat Je vous remercie Conakry lec 14 avril 2025 Previous post CERAG-UFDG aperçu à Boké : « Ce soutien fait du mal », dixit son président
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