L’injustice a un nom : l’exclusion des stagiaires de Horoya

Read Time:1 Minute, 57 Second

C’est un double jeu qui marque les esprits pour longtemps. D’un côté, plus de 330 stagiaires de la RTG intégrés grâce à un protocole d’accord. De l’autre, un silence glacial autour des 49 stagiaires du Quotidien national Horoya, écartés du concours national de recrutement à la fonction publique. Une gestion à deux vitesses, inacceptable dans un État de droit, fracture profondément la cohésion du service public de l’information.

Un protocole opaque, une exclusion intolérable

Ces jeunes professionnels n’ont rien exigé d’autre que le droit fondamental à l’équité. Ils ont répondu à l’appel du ministère, payé leurs frais, participé au pré-enrôlement interne. Mais au lieu de la reconnaissance, c’est le rejet qu’ils ont reçu. Aucun principe de bonne gouvernance ne peut justifier une telle exclusion.

Le silence comme bouclier… mais jusqu’à quand ?

Au sein même du journal Horoya, la peur muselle les voix. Certains gardent le silence pour préserver des fonctions de direction. Ce mutisme stratégique, dicté par la peur de représailles, contribue à cimenter l’injustice. Pourtant, dire la vérité n’a jamais fait perdre un poste à ceux qui servent l’intérêt général.

La refondation, si elle est sincère, ne peut s’accommoder de privilèges opaques et de passes-droits. Elle exige vérité, courage et réparation.

Horoya, pilier oublié d’une mémoire nationale

Conçu pour informer et documenter l’histoire institutionnelle de la Guinée, Horoya se retrouve aujourd’hui fragilisé, tenu à bout de bras par des stagiaires sans statut, sans contrat, sans perspective. Et ce sont précisément ces invisibles qui produisent l’information au quotidien, avec abnégation.

Mais l’injustice a ses limites. L’histoire le prouve : elle ne prospère jamais.

Les murs du silence finissent toujours par céder sous le poids de la vérité. Et les injustices d’aujourd’hui nourrissent les combats de demain. Ce n’est pas un simple oubli administratif, c’est un déni d’équité et une atteinte à l’essence même du service public.

Refonder, ce n’est pas exclure. Refonder, c’est réparer, et surtout ne jamais oublier.

La question désormais est claire : le ministère de l’Information représente-t-il l’ensemble des médias publics ou un seul en particulier ? Car si l’injustice divise aujourd’hui, la vérité finira toujours par réunir.

Le Collectif des Stagiaires du journal Horoya

About Post Author

bah

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %
SimFer fait le point à mi-parcours sur l'avancement et les performances du projet Simandou. Le projet est en bonne voie pour atteindre tous les jalons clés et débuter une première production à la porte de la mine de SimFer d'ici la fin de l'année. 19 juin 2025 Conakry, République de Guinée – SimFer, la coentreprise entre le Gouvernement de la République de Guinée, Rio Tinto et le consortium CIOH dirigé par Chinalco, a présenté une mise à jour sur les avancées significatives du projet Simandou au cours du premier semestre 2025. Le projet est en bonne voie pour atteindre les jalons clés, permettant ainsi le démarrage de la première production à la porte de la mine de SimFer d'ici la fin de l'année. La construction des infrastructures clés pour les futures opérations progresse bien Les infrastructures nécessaires pour soutenir les activités de construction de la mine ont été achevées. En début d'année, les bases-vie de Tindjou et Siatourou ont été mises en service, offrant un hébergement à plus de 5 000 travailleurs impliqués dans la construction de la mine. En avril, l'aéroport de Beyla s'est ouvert avec une piste rénovée et asphaltée, facilitant ainsi l'accès à la mine de SimFer et aux infrastructures environnantes. Au niveau de l'embranchement ferroviaire de SimFer, tous les ponts ont été construits avec succès, et des progrès significatifs sont réalisés dans la pose des voies ferrées. L'excavation du tunnel de 926 mètres est presque achevée, et une nouvelle étape devrait bientôt être franchie, un percement étant attendu dans les prochains jours. Au port, les équipes de construction enregistrent également des progrès significatifs, notamment l'achèvement de l'excavation de la tour de transfert du culbuteur à wagons. En mai, le Gouvernement de Guinée, SimFer et Wabtec ont dévoilé la première locomotive commandée par SimFer pour le compte de La Compagnie du TransGuinéen. Il s'agit de la première des 143 locomotives qui transporteront le minerai de fer depuis les mines de Simandou jusqu'au port de Morébaya à Forécariah. Les deux premières locomotives sont attendues en Guinée en octobre, suivies de quatre autres en novembre. Notre partenaire WCS rapporte également de solides avancées sur le corridor d'infrastructures. La performance en matière de sécurité est proche des objectifs et demeure une priorité absolue SimFer a cumulé 24 millions d'heures de travail avec un taux de fréquence des blessures de 0,31 pour 200 000 heures travaillées, un chiffre légèrement au-dessus de notre objectif de 0,30. SimFer reste pleinement engagé à assurer la santé et la sécurité de tous les travailleurs, y compris ceux des sous-traitants et les membres des communautés locales. Des efforts continus sont déployés pour promouvoir une approche proactive de la sécurité à travers l'ensemble des opérations, notamment par des mesures de prévention et des campagnes de sensibilisation dans les zones proches de notre concession. Engagement constant à bâtir une main-d'œuvre guinéenne de classe mondiale Avec ses sous-traitants, SimFer emploie actuellement plus de 21 000 personnes, dont 81 % sont Guinéennes. Nous investissons continuellement dans la formation et le renforcement des compétences afin que les Guinéens soient préparés à occuper des postes de direction. Grâce à des partenariats avec des institutions locales et des programmes de formation professionnelle, nous créons un vivier de talents pour soutenir ce projet et notre main-d'œuvre guinéenne pour les décennies à venir. Favoriser des partenariats solides et maximiser les avantages pour l'économie guinéenne, les communautés locales et les entreprises Depuis le début de l'année, SimFer a dépensé plus de 599 millions de dollars auprès d'entreprises enregistrées en Guinée et collabore avec plus de 900 fournisseurs proposant une large gamme de services, allant de la restauration à la logistique et à la fourniture de main-d'œuvre. Notre stratégie d'approvisionnement local privilégie les entreprises guinéennes, et nous observons une croissance encourageante de leur participation à notre chaîne d'approvisionnement. Début juin, nous avons célébré l'excellence de nos fournisseurs lors de notre toute première Cérémonie de Reconnaissance des Fournisseurs. En mai, en partenariat avec WCS, nous avons lancé un Plan de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS) pour atténuer les impacts du projet du port de Morebaya sur les communautés locales de pêcheurs. Ce plan, d'une valeur de plus de 14 millions de dollars, vise à créer des opportunités économiques durables à long terme pour ces communautés. Nous continuons à collaborer régulièrement avec les dirigeants communautaires, la société civile et les autorités locales pour faire en sorte que nos initiatives et notre approche soient inclusives, respectueuses et adaptées aux besoins locaux. Chris Aitchison, Directeur Général de SimFer, a déclaré : « C'est fantastique de voir le chemin parcouru en seulement 12 mois depuis la signature des accords finaux du projet. Nous sommes en bonne voie pour livrer la première production cette année et pour une montée en puissance en toute sécurité afin de devenir l'un des plus grands producteurs mondiaux de minéraux de fer à haute teneur. Je tiens à rendre hommage à l'équipe de SimFer – forte de plus de 21 000 personnes actuellement – pour son engagement, son travail acharné et sa détermination, ainsi que pour avoir constamment placé la santé et la sécurité au-dessus de tout. Je remercie également nos communautés, nos fournisseurs et nos partenaires pour leur soutien indéfectible et leur engagement à faire du projet Simandou une réalité. Nous avons hâte de célébrer des avancées encore plus importantes au cours du reste de l'année . » SimFer poursuit de développer ce projet conformément aux normes internationales en collaborant étroitement avec des experts locaux et internationaux, et en mettant en œuvre des plans de gestion de la biodiversité et de l'environnement parmi les meilleurs de l'industrie. L'entrée en production à la porte de la mine de SimFer est prévue d'ici la fin de l'année 2025, avec une montée en puissance progressive sur une période de 30 mois pour atteindre une capacité annualisée de 60 millions de tonnes de minerai de fer. Previous post SimFer fait le point à mi-parcours sur l’avancement et les performances du projet Simandou.
Le tunnel de l'embranchement ferroviaire de SimFer ouvert Next post Le tunnel de l’embranchement ferroviaire de SimFer ouvert