Les acteurs du festival de Lafidi entre amertume et désolation après le déguerpissement de Belvédère
Dans la commune de Dixinn, le complexe Belvédère sis à Dixinn-Port 2 a été déguerpi ce dimanche, 16 février 2025 dans la matinée. Cette opération est intervenue en plein Festival de Lafidi. Sur cette actualité la rédaction de lunique360.com a rencontré les organisateurs du festival.
Le commissaire général du Festival de Lafidi se dit surpris de ce déguerpissement. «On voulait clôturer notre festival en apothéose, puisqu’on n’avait un objectif bien déterminé qui est de valoriser le Lafidi, c’est-à-dire, faire en sorte que le Lafidi soit reconnu comme un patrimoine national, et au-delà, un patrimoine universel de L’UNESCO. Également, célébrer nos braves femmes, nos Mamans qui n’ont jamais été célébrées dans ce pays à savoir : M’mah Lafidi, Hadja Oumou Dioubaté (chanteuse), et également Dr Diaka Sidibé ministre du commerce, de l’industrie et des PME », a expliqué Mohamed Kalé.
Il a fait savoir que, c’est le festival qu’ils ont demandé de quitter le lieux. « On n’a reçu une visite des autorités pendant le festival nous demandant de quitter les lieux dans les 72 h qui suivent. Ils ont même mis la croix rouge sur le site qui abrite le festival du Lafidi qui est le Belvédère. Ce matin, à l’aube on n’a été interpellés de quitter, que le site doit être déguerpi. Nous aussi, on n’a ramassé nos équipements, la logistique pour faciliter le travail à l’État qui a besoin de son site. Ainsi, nous profitons de l’occasion pour annoncer que la 2ème édition du Festival de Lafidi prend fin. Finalement, on n’aura pas la 4ème journée qui était prévue pour clôturer et faire la grande célébration.»
De son côté, M’mafoudia Fofana, vendeuse de Lafidi, exprime son mécontentement face à cet acte. «Nous avons pris des stands ici entre 1.300.000 GNF et 1.800.000 GNF. Nos dépenses aussi vont jusqu’à trois (3) millions GNF par personne, donc au total il y avait 30 stands », a-t-elle déploré.
Pour M’mafoudia Fofana, « On n’a beaucoup souffert, nos maris ne travaillent pas, c’est à nous de s’occuper de nos familles. Quand vous voyez que nous faisons ça, c’est pour éviter d’être à la merci des gens ».
Neneen Bah pour Lunique360.com