Le divorce ! Par Sayon Mara

An 67 du NON historique de la Guinée : Une fois encore, soyons fiers des pères fondateurs (Par Sayon Mara)

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Au moment où certains Africains préféraient le fouet à la liberté, l’humiliation à l’honneur, l’indignité à la dignité, le plus célèbre des petits-fils de Sona Mory Touré, le plus grand résistant à la pénétration coloniale française et britannique en Afrique, lui, a choisi, avec courage et abnégation, la dignité.

Ayant une confiance inébranlable en ses idéaux révolutionnaires et en la souveraineté africaine, Sékou Touré refusa de rejoindre la Communauté française, colonisation sous une autre forme, proposée par le Général de Gaulle, préférant ainsi l’indépendance totale à la prospérité dans l’esclavage colonial. Devant le Général De Gaulle, fort du soutien de ses amis et du vaillant peuple de Guinée, il affirma, dans un ton digne d’un petit-fils de l’homme qui ridiculisa les français à plusieurs reprises, « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage ». C’est le départ de la Guinée indépendante. Ceux qui ne connaissent pas le sens de la liberté, ne sauraient mesurer la grandeur et la profondeur de cet acte historique qui fit de notre patrimoine commun un symbole fort de la lutte pour la liberté et un pionnier de l’émancipation des nations africaines.

Depuis cette date, la Guinée est l’un des rares pays africains à ne pas se soumettre aux puissances occidentales. Quelle que soit la situation, elle continue d’honorer son NON du 25 août 1958, cet acte de courage politique hors du commun des pères fondateurs, en gardant toujours la tête haute. En un mot, dans les faits et gestes, cet acte historique de grande portée des pères fondateurs de notre patrimoine commun continue d’illuminer et d’inspirer les Guinéens.

67 fois, nous disons NON à la soumission.

Sayon MARA, Juriste

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