Trafic international de stupéfiant : Fatoumata Binta Diallo risque 10 ans de prison 

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Placée sous mandat de dépôt depuis le 20 juin 2024, une jeune marchande âgée d’une trentaine d’années a comparu devant le tribunal criminel de Mafanco, ce mardi 10 décembre 2024. Elle est poursuivie pour trafic international de stupéfiant, des faits prévus et punis par l’article 812 du code pénal.

Devant le président du tribunal, Fatoumata Binta Diallo rejeté la paternité des 4,3 kilogrammes de cocaïne malgré que cette quantité soit saisie dans sa valise.  “Je devrais voyager samedi à 18h le vol a été annulé. On devait passer la nuit à l’hôtel, moi j’ai préféré rentrer dormir chez moi, la valise à passer la nuit avec eux, je ne pouvais pas savoir ce qui pouvait se passer derrière moi. Le lendemain quand je suis revenue, ils m’ont appelé et demandé si la valise m’appartenait j’ai répondu oui. Ils ont ouvert y’avait tous mes objets personnels et ils ont découvert ce colis qui ne m’appartenait pas”, a t’elle expliqué

Présentant ces réquisitions le ministère public requiert une peine d’emprisonnement de 10 de réclusion criminelle. “Elle a été interpellés le 16 juin 2024, avec 4,3 kg de cocaïne, monsieur le président, la loi est clair de retenir Fatoumata Binta Diallo dans les liens de la prévention, pour la répression vous le condamnerez à 10 ans de réclusion criminelle et au paiement de 300 millions de francs guinéens d’amende, nous vous demandons également d’ordonner la destruction de ces 300 grammes de cocaïne saisie sur elle”, a-t-il soutenu.

Les avocats de la défense par la voix de Maître Moussa sidibé ont demandé que Fatoumata Binta Diallo soit renvoyée par le tribunal pour délit non établi. “Nous avons plaidé de l’innocence de notre cliente, pour la simple raison que le ministère public, habituellement d’abord développe les faits établi le lien et les éléments de preuves, mais dans cette procédure vous avez vu que le ministère public jusqu’à la fin n’a jamais osé expliquer les faits. Parce qu’ entre les faits et les preuves, il ya un lien de droit alors si vous êtes dans l’impossibilité d’exposer les faits ce que vous ne pouvez pas donner des éléments de preuves le ministère public n’étant pas en mesure d’apporter cette preuve là nous demandons au tribunal d’en tenir compte et de renvoyer l’accusé des fins de poursuite pour délit non établi”, a-t-il expliqué.

C’est dans ce climat que le tribunal présidé par Mohamed Sangaré a renvoyé l’affaire au 24 décembre 2024 pour décision être rendue.

Doussouba Nènè Konaté pour

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